A propos de
STESI 156 COP

Stesi 156 est un artiste graffeur né en région parisienne en 1979. Il découvre le graffiti à l’âge de 16 ans, au milieu des années 1990, et se concentre alors sur les tags et les flops qu’il exécute en plein jour dans la rue. Il choisit Stesi comme blaze, parce qu’il aime l'enchaînement de lettres que son nom génère et parce qu’il sent rapidement la possibilité que ce nom lui offre de travailler une écriture spontanée.

Comme de nombreux graffeurs, en effet, Stesi est un vandale.

Il peint sans autorisation, ce qui l’oblige à travailler sous la contrainte, pour exécuter des pièces en un minimum de temps tout en s’adaptant au mieux au cadre qui l’entoure.

Les conditions particulières que ce genre de création lui offre le fascinent à un tel point qu'il se laisse prendre au jeu. Peu à peu, il pousse la barre vers le haut, jusqu’à un niveau qui se prête à des parallèles avec ces formes d’écritures automatiques qui, d’André Breton à Max Ernst, abonde dans l’univers des Surréalistes.

Tout comme eux, d’ailleurs, Stesi n’accorde pas beaucoup d’importance aux esquisses et aux études préliminaires. Ce qu’il recherche est plutôt la surprise face à la découverte de l'œuvre finie. Sa découverte de la calligraphie arabe, à laquelle il s’essaye en autodidacte, représente une autre étape importante dans son parcours.

C’est à ce stade que sa peinture organique évolue et intègre les effets et les mouvements dictés au corps par cet art de l’arabesque, dans une voie similaire à celle suivie par des artistes comme Dado et HR Giger.

Tout comme Jonone, Stesi se confronte au travail sur toile, où il développe un univers abstrait dans lequel des motifs variés comme le patchwork et le camouflage s’alternent et se mélangent avec des références à l’art de Roberto Matta Echaurren, Hassan Massoudy et Jackson Pollock.

La bombe aérosol reste centrale dans sa pratique, mais d’autres matériaux, comme les pastels à l’huile, les marqueurs et les encres viennent enrichir son style qui évolue et se dirige vers des formes organiques et bio-mécaniques, qui lui garantissent une homogénéité et une uniformité qu’il considère comme essentielles.

Sa capacité à maîtriser son geste n’est pas un hasard, mais le fruit de l’assiduité avec laquelle Stesi se consacre à la peinture depuis presque trente ans. En 2017, il investit le M.U.R. Oberkampf, mais ses pièces dans la rue se comptent par milliers. Une bonne partie de celles-ci - environ 300 - Stesi les réalise sur des camions de marché, un support roulant qu’il affectionne en raison de son côté imposant et de la visibilité qu’il garantit.

Être aussi prolifique ne lui a pas seulement permis d’aiguiser un geste rapide et précis, mais lui a aussi valu la reconnaissance de ses pairs. S’il a collaboré avec des kings newyorkais comme Quik et Cope2, Stesi aime rappeler l’invitation reçue en 2018 directement de Meo (RIP) pour intégrer le COP crew ou encore celle plus récente de Psyckoze à rejoindre les 156 All Starz, un crew de renom qu’il considère comme une référence depuis son adolescence.

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